En passant le plumeau, j’ai regardé la montée des marches sur le tapis rouge. C’était point trop glamour. Ce
matin.
Y avait beaucoup trop d’acteurs. Des trop vieux. Des pas comme Clint Eastwood. Des qui portent même pas le smoking.
Pas de starlettes non plus. Peut-être 2 blondes qui se ressemblent et sont arrivées avant dernières. Juste avant l’acteur principal qui était au Fouquet’s dimanche soir. La femme de l’acteur
principal est arrivée avec les 2 starlettes, elles-mêmes accompagnées de 2 jeunes surfeurs et d’un premier de la classe sans rien faire. Et là, j’ai compris qu’on avait sauté au moins 15
générations en comparaison avec ce que nous avions l’habitude de voir.
Pour en revenir à lui, vous avez remarqué sa démarche à l’acteur principal, en sortant de la voiture… Tout
dans une retenue à peine maîtrisée, genre : « Bon j’ai du boulot alors va pas falloir trainer autour du buffet ». Il est même ressorti 35 minutes plus tard pour raccompagner
un vieux môssieur qui n’a plus de chez lui parce qu’il est même hébergé sur les quais par le fils d’un de ses anciens amis. Ils se sont serrés la main de profil. C’est quelque chose que je vais
essayer de faire la prochaine fois, serrer la main de profil à la personne que j’ai en face de moi. L’avantage c’est que vous n’avez pas à regarder votre interlocuteur.
Les gens autour de lui, ils avaient pas la tête de producteurs ou productrices.
Les vrais têtes de producteurs et productrices, c’est maintenant. Il est 18h45. Cannes m’appelle. Je reviens.
Welcome in France.
Note de la journée : 4,5/10. Mood at this moment.
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